vendredi 23 septembre 2016

Lyon: 18 ans de réclusion pour le "violeur du 8e"


Le verdict est tombé à 14 heures ce vendredi 23 septembre: Kamel Abbas, surnommé par les médias "le violeur du 8ème, est condamné à 18 ans de réclusion, assorti d'une peine de sûreté des 2/3 et d'une mesure de suivi socio-judiciaire pour une durée de 7 ans avec injonction de soin

 
Kamel Abas, 39 ans, a été condamné par la cour d'assises du Rhône à Lyon pour une série de viols qui avait créé une psychose dans le 8e



Au terme de cinq jours de procès et d'une succession de témoignages accablants, la cour a assorti sa peine d'une période de sûreté des deux tiers et d'une injonction de soins pendant 7 ans.
Ce verdict s'avère légèrement moins sévère que les réquisitions de l'avocat général qui avait demandé 20 ans de réclusion criminelle soit la peine maximale pour viol avec arme, en l'occurrence un couteau. Il avait dressé le portrait d'un "dangereux prédateur sexuel" qui préméditait ses crimes, particulièrement violents.


L'avocate de l'accusé avait tenté, ce vendredi 23 septembre, de convaincre le jury de réduire la peine requise, rappelant que Kamel Abas avait, avant les agressions, un casier judiciaire vierge, faisait l'unanimité dans son travail, avait reconnu l'intégralité des faits et suivait en prison une psychothérapie .


Avant le délibéré, Kamel Abas, très pâle, avait lu un texte d'une voix tremblante: "Je veux m'adresser aux victimes pour leur dire mes excuses, mes regrets qui n'effaceront pas le mal qu'elles ont eu par ma faute". Il a aussi présenté ses excuses "à leurs proches, à la ville de Lyon qui a vécu une psychose à cause de moi et à tous ceux qui se sont sentis trahis par moi". "Oui, je suis coupable, et j'ai beaucoup de culpabilité", avait-il conclu, tête basse.


Cet ex-employé des transports en commun lyonnais avait été interpellé en flagrant délit de viol de sa sixième victime début janvier 2014, dans un parking, à l'endroit même où, un an plus tôt, il avait déjà violé, sous la menace d'un couteau, une quatrième femme. Il avait été mis en examen pour sa dernière agression. Des analyses génétiques avaient ensuite établi que son profil était identique à celui d'un violeur en série, surnommé par la presse "le violeur du 8e", qui avait agressé cinq jeunes femmes de 22 à 26 ans, dont trois étudiantes, entre le 18 octobre 2012 et le 31 janvier 2013. 


France3régions 

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