mercredi 14 septembre 2016

Rhône- Ain Meurtre de l'étudiante lyonnaise Anne-Sophie Girollet : l'accusé nie en bloc


"Cela fait plus de quatre ans que je suis en détention pour absolument rien" : Jacky Martin, 54 ans, a clamé son innocence, ce mardi, à l’ouverture de son procès devant la cour d’assises de Saône-et-Loire pour la séquestration suivie de la mort de l’étudiante lyonnaise de 20 ans à Mâcon.



 



Jacky Martin, 54 ans, a clamé son innocence, ce mardi, à l’ouverture de son procès devant la cour d’assises de Saône-et-Loire pour la séquestration suivie de la mort de l’étudiante Anne-Sophie Girollet, en 2005, à Mâcon.



«Cela fait plus de quatre ans que je suis en détention pour absolument rien, je suis innocent», a déclaré l'accusé, vêtu d’un polo blanc qui laisse apparaître un tatouage sur son avant-bras.
«Moi, je n’ai pas de sang sur les mains», a-t-il insisté avec aplomb.


Un élément génétique mis en doute

 


Originaire de Replonges (Ain), étudiante en troisième année de médecine à Lyon, Anne-Sophie Girollet, 20 ans, avait disparu le 19 mars 2005 après un gala de danse, à Mâcon. Le corps de la jeune fille, morte par suffocation, avait été retrouvé le 2 avril 2005, flottant dans la Saône. Sa voiture avait également été retrouvée dans la Saône, non loin de là.



«Il a toujours contesté bec et ongle», a rappelé l’un des avocats de l'accusé, assurant que l’élément génétique dans ce dossier ne faisait «pas de lui un coupable». L’avocat a notamment pointé du doigt «la manière dont cet élément génétique a été conservé et exploité».

Jacky Martin avait été interpellé sept ans après les faits après de nouvelles expertises sur les traces génétiques retrouvées dans la voiture de la jeune fille, l’homme étant inscrit au Fichier national automatisé des empreintes génétiques pour divers vols, recels de voiture et violences.

Il a changé plusieurs fois de versions

 


Originaire de Saône-et-Loire, cet homme au parcours instable, se présentant comme «conducteur d’engins à l’origine» a donné, selon l’accusation, de «multiples versions» pour expliquer la présence de son ADN dans la voiture de la victime.



Accusé de «séquestration suivie de la mort de la victime», Jacky Martin encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès est prévu jusqu’au 28 septembre.



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