lundi 24 octobre 2016

Saint-Etienne : La manif «pour désarmer la police» donne lieu à de multiples dégradations



La manifestation, interdite par le préfet de la Loire, a pourtant bien eu lieu. Et a laissé des traces dans la ville. Samedi après-midi, le défilé d’un collectif pour « le désarmement de la police et la démilitarisation des conflits » s’est soldé par de nombreuses dégradations à Saint Etienne.

Des abribus, des distributeurs de banque, la vitrine d’une agence bancaire et le local de la fédération départementale du Parti socialiste ont notamment été saccagés. Devant la Bourse du travail, plusieurs prises de parole ont d’abord eu lieu pour « dénoncer les répressions policières sous toutes leurs formes et la guerre coloniale menée par la France au Moyen-Orient ».

Pas d’interpellations 

 

Environ 200 manifestants, de la mouvance d’extrême-gauche pour la plupart, ont ensuite battu le pavé du centre-ville pendant plusieurs heures derrière une banderole visant le fabricant local de Flash-Ball et d’armes de chasse sur laquelle était écrit : « Verney-Carron dernière sommation ! ».

Certains ont mis le feu à une reproduction géante en carton d’un flash-ball devant l’ancienne manufacture d’armes – aujourd’hui cité du design. Aucune information n’a filtré samedi sur d’éventuelles interpellations liées aux débordements constatés.

 Pour les participants à ce collectif venus des différentes régions, parmi lesquels la sœur jumelle d’Adama Traoré, tué par un tir des forces de l’ordre et dont la famille a porté plainte, la journée de dimanche doit notamment être consacrée à des ateliers d’autodéfense et à des conférences animées par des universitaires.

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